Après l’accouchement, on s’attend parfois à se sentir immédiatement bien, comblée, heureuse. Mais le post-partum est une période de grands bouleversements physiques, émotionnels et mentaux que chacun ne traverse pas de la même manière.
Certaines émotions peuvent devenir plus lourdes à porter avec le temps. Par exemple :
Ces ressentis ne définissent pas la qualité de ton rôle de parent. Ils sont simplement des signaux à écouter avec douceur.
Le post-partum ne se limite pas aux premières semaines après la naissance. Pour mieux comprendre cette période dans sa globalité, avez-vous déjà entendu parler du bien-être périnatal ?
On parle souvent de l’après, moins de ce qui s’est passé pendant. Pourtant, l’expérience de l’accouchement et du séjour en maternité peut continuer à résonner bien après la naissance.
Un accouchement difficile, imprévu ou vécu comme traumatisant peut laisser des émotions enfouies : peur, frustration, incompréhension, tristesse.
Parfois, c’est le décalage entre ce que l’on imaginait et la réalité qui pèse. Pour certaines mamans, cette période s’accompagne aussi d’un sentiment de manque d’écoute, de respect ou de considération, dans un moment de grande vulnérabilité.
On parle alors de soins inappropriés pour désigner certaines paroles, gestes ou attitudes — de la part de professionnels de santé — qui ont choqué, blessé ou mis mal à l’aise. Ces situations peuvent survenir pendant le suivi de grossesse, lors de l’accouchement ou durant le séjour post-partum à la maternité. Même lorsqu’elles ne sont pas intentionnelles, elles peuvent marquer durablement.
Il est important de le dire : même si la maman et le bébé semblent aller bien à la sortie de la maternité, les expériences négatives vécues autour de la naissance peuvent avoir des conséquences à plus long terme. Elles peuvent influencer l’état émotionnel en post-partum, la relation à soi, à son entourage et parfois même au bébé — même lorsque, en apparence, tout va bien.
Sans introspection profonde ni obligation, il peut être aidant de se demander :
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Juste un espace pour reconnaître ce que vous avez traversé, et rappeler que votre ressenti est légitime.
Parfois, ce sont de petites choses qui font la différence :
Le post-partum n’est pas une course. C’est une période d’adaptation.
Parler peut soulager. Avec son ou sa partenaire, un proche de confiance, d’autres parents. Il existe aussi des professionnels relais autour de la périnatalité; sages-femmes, médecins, psychologues à qui l’on peut se confier
Demander de l’aide c’est souvent un premier pas vers plus d’apaisement.
Mettre des mots sur la dépression post-partum pour soi, mais aussi pour d’autres parents qui n’osent pas encore parler.
Chaque parole partagée contribue à briser le silence autour de cette période souvent idéalisée.
Prendre soin de sa santé mentale après l’accouchement, c’est aussi prendre soin de son bébé.
Et surtout, se rappeler qu’on a le droit de ne pas aller bien — et de se faire accompagner.