Babyboom
Babyboom
Grossesse

Post-partum sans tabou : comprendre et surmonter le mal-être après l’accouchement

0 min
Accouchement
Grossesse

Post-partum sans tabou : comprendre et surmonter le mal-être après l’accouchement

0 min
Éveil, Santé
Après la naissance, beaucoup vivent un baby blues : une vague d’émotions, de larmes, de fatigue, qui apparaît dans les jours suivant l’accouchement et disparaît généralement rapidement. Mais parfois, le mal-être dure, s’intensifie et prend plus de place dans le quotidien.

On parle alors de dépression post-partum. En Belgique, elle toucherait environ 10 à 15 % des mamans. Ce n’est ni rare, ni un signe de faiblesse. Et surtout, ce n’est pas un manque d’amour pour son bébé. C’est une réalité vécue par de nombreux parents.

Et si votre mal-être après l’accouchement n’était pas anodin ?

Après l’accouchement, on s’attend parfois à se sentir immédiatement bien, comblée, heureuse. Mais le post-partum est une période de grands bouleversements physiques, émotionnels et mentaux que chacun ne traverse pas de la même manière.

Signes à reconnaître pour ne pas sous-estimer la dépression post-partum

Certaines émotions peuvent devenir plus lourdes à porter avec le temps. Par exemple :

  • une tristesse persistante, qui ne s’estompe pas ni après quelques jours, ni après quelques semaines ;
  • une anxiété constante, de l’irritabilité, un sentiment de ne jamais en faire assez ;
  • une difficulté à ressentir de la joie, à créer du lien ou à se projeter sereinement.

Ces ressentis ne définissent pas la qualité de ton rôle de parent. Ils sont simplement des signaux à écouter avec douceur.

Le post-partum ne se limite pas aux premières semaines après la naissance. Pour mieux comprendre cette période dans sa globalité, avez-vous déjà entendu parler du bien-être périnatal ?

Se remémorer son accouchement : comment l’expérience influence le post-partum

On parle souvent de l’après, moins de ce qui s’est passé pendant. Pourtant, l’expérience de l’accouchement et du séjour en maternité peut continuer à résonner bien après la naissance.

Quand l’accouchement laisse des traces émotionnelles

Un accouchement difficile, imprévu ou vécu comme traumatisant peut laisser des émotions enfouies : peur, frustration, incompréhension, tristesse.
Parfois, c’est le décalage entre ce que l’on imaginait et la réalité qui pèse. Pour certaines mamans, cette période s’accompagne aussi d’un sentiment de manque d’écoute, de respect ou de considération, dans un moment de grande vulnérabilité.

On parle alors de soins inappropriés pour désigner certaines paroles, gestes ou attitudes — de la part de professionnels de santé — qui ont choqué, blessé ou mis mal à l’aise. Ces situations peuvent survenir pendant le suivi de grossesse, lors de l’accouchement ou durant le séjour post-partum à la maternité. Même lorsqu’elles ne sont pas intentionnelles, elles peuvent marquer durablement.

Il est important de le dire : même si la maman et le bébé semblent aller bien à la sortie de la maternité, les expériences négatives vécues autour de la naissance peuvent avoir des conséquences à plus long terme. Elles peuvent influencer l’état émotionnel en post-partum, la relation à soi, à son entourage et parfois même au bébé — même lorsque, en apparence, tout va bien.

Questions bienveillantes à se poser après l’accouchement

Sans introspection profonde ni obligation, il peut être aidant de se demander :

  • Comment ai-je vécu cette naissance ?
  • Y a-t-il des moments, des paroles ou des situations qui me touchent encore aujourd’hui ?

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.
Juste un espace pour reconnaître ce que vous avez traversé, et rappeler que votre ressenti est légitime.

Améliorer son bien-être et surmonter le mal-être post-partum : des pistes douces

Recréer de la sécurité émotionnelle au quotidien après la naissance

Parfois, ce sont de petites choses qui font la différence :

  • mettre des mots sur ce que l’on ressent, à l’oral ou à l’écrit ;
  • respirer, ralentir, s’accorder des pauses, même courtes ;
  • accepter que tout ne soit pas parfait, ni aujourd’hui, ni demain.

Le post-partum n’est pas une course. C’est une période d’adaptation.

Ne pas rester seule avec ses émotions post-partum

Parler peut soulager. Avec son ou sa partenaire, un proche de confiance, d’autres parents. Il existe aussi des professionnels relais autour de la périnatalité; sages-femmes, médecins, psychologues à qui l’on peut se confier

Demander de l’aide c’est souvent un premier pas vers plus d’apaisement.

Lever le tabou sur la dépression post-partum pour soi et pour les autres

Mettre des mots sur la dépression post-partum pour soi, mais aussi pour d’autres parents qui n’osent pas encore parler.
Chaque parole partagée contribue à briser le silence autour de cette période souvent idéalisée.

Prendre soin de sa santé mentale après l’accouchement, c’est aussi prendre soin de son bébé.
Et surtout, se rappeler qu’on a le droit de ne pas aller bien — et de se faire accompagner.

Et encore plus de ...
Accouchement
La newsletter
Inscrivez-vous pour recevoir en exclusivité nos offres et profiter de nos contenus sur-mesure.